Collecte transport et élimination des déchets d’activité de soins à risques infectieux

Le domaine de soins, humains ou vétérinaires, produit régulièrement une quantité immense de déchets, qui révèlent parfois des caractéristiques infectieuses. Les déchets d’activités de soins à risques infectieux proviennent généralement de l’exercice d’un diagnostic médical, d’un traitement (préventif, curatif ou encore palliatif), d’un suivi, d’une recherche, d’une formation et d’une production industrielle. Ils peuvent comporter des micro-organismes viables ainsi que leurs toxines. Leur gestion nécessite ainsi des précautions particulières pour éviter les dangers et les risques de contamination. Comment faire pour collecter, transporter et éliminer les DASRI ?

Les DASRI, quels sont les risques associés à leur gestion ?

La gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux fait partie des processus d’amélioration et de sécurisation des soins. Elle sert à prévenir les aléas des activités au niveau des établissements de santé, notamment les contaminations nosocomiales, chimiques, toxiques, radioactives et mécaniques.

D’autres objets utilisés dans ce domaine sont aussi considérés comme DASRI, même s’ils ne présentent pas de risque infectieux. Tel est le cas des instruments médicaux piquants ou coupants à jeter, ayant ou non contacté un produit biologique, des objets tachés de sang à usage médical non utilisés ou périmés, les petits déchets anatomiques d’un sujet à la suite d’une intervention.

Vu les risques infectieux, chimiques, toxiques et radioactifs de ces déchets médicaux, il convient de maîtriser leur stockage, leur collecte, leur transport et leur élimination, en prenant bien en compte la réglementation dasri sur www.lacollectemedicale.fr. Ce processus est indispensable afin de protéger le personnel de santé, les patients, les agents chargés de la gestion des déchets et de l’environnement.

Que dit la réglementation ?

La collecte, le transport et l’élimination des déchets d’activités de soins et des pièces anatomiques à risques infectieux sont réglementés par des dispositions émanant à la fois du Code de l’environnement et du Code de la santé publique. Tous les professionnels de santé dédiés à les manipuler, comme les personnels de soin, de recherche, d’entretien, d’assainissement, etc. s’exposent à des risques infectieux.

Les contaminations d’agents pathologiques peuvent se faire par une piqûre, une coupure, un contact avec un liquide biologique, etc. Il est donc recommandé de bien suivre les mesures appropriées afin d’éviter le pire. Entre autres, ces types de déchets ne doivent en aucun cas être compactés. Il vaut mieux les mettre dans un emballage adapté ou sinon un suremballage pour dasri.

Comment éliminer sans risque les DASRI ?

La collecte, le transport et l’élimination des déchets d’activité de soins à risques infectieux réclament une logistique et une organisation spécifiques. Des règles précises et rigoureuses s’imposent en ce qui concerne l’emballage, l’entreposage, le traitement ainsi que la traçabilité. Mais pour faciliter l’opération, il faut répondre à certains critères, dont le conditionnement des équipements médicaux, la fréquence de ramassage, les conditions de stockage, etc.

En effet, les dasri ont besoin d’un espace d’entreposage convenable en matière de surface, température, d’aération, de résistance aux intempéries, etc. Il faut penser également à la réglementation lors de leur transport pour éviter les dangers sur la route. Selon les cas, les déchets peuvent être brûlés dans un lieu dédié, prétraités avant l’incinération, ou déposés dans les poubelles comme des déchets ménagers. Remplir un bordereau de suivi permet d’assurer une bonne traçabilité des matériels médicaux collectés depuis leur production jusqu’à leur élimination.