La médecine scolaire, assure-t-elle une bonne suivie pour la santé des élèves ?

En plus de s’assurer que les élèves soient toujours en bonne santé, l’Education nationale, à travers la médecine scolaire, fait aussi en sorte que ces enfants deviennent responsables vis-à-vis de leur santé. Tout au long de la scolarité, les infirmiers et médecins scolaires organisent aux moins deux bilans de santé systématique pour les enfants en âge scolaire. Mais est-ce suffisant pour assurer une bonne suivie de leur santé ?

Essayons d’abord de savoir ce que c’est vraiment la médecine scolaire

Service public géré par l’Education nationale, la médecine scolaire se focalise surtout sur la suivie médicales des élèves et bien évidemment l’éducation à la santé : surveillance sanitaire des élèves, actions de prévention et d’éducation, hygiène des locaux, intégration des élèves handicapés, consultation approfondie si besoin, soutenir les jeunes en difficultés, prévention de la maltraitance des élèves… Les équipes de la médecine scolaire, constituant de médecins, infirmiers, assistantes sociales et secrétaires vont dans ce cas procéder au dépistage ainsi que la prévention des troubles qui peuvent freiner la scolarité des élèves et la promotion de comportements favorables à la santé. Pour effectuer leurs missions, ces équipes interviennent en maternelle jusqu’à la moyenne section (par la protection maternelle et infantile PMI) en primaire, en secondaire et durant études après le bac.

Les médecins scolaires suivent de plus près la sa nté des élèves

Pour assurer une bonne suivie de santé des élèves, un premier bilan doit être réalisé entre les 5 et 6 ans de l’enfant. Ce bilan vise surtout à dépister les handicaps et anomalies mineurs liées à la vision, au comportement et aussi de découvrir s’il y des troubles du langage chez l’élève. Puis, il y a le deuxième bilan qui se déroulera durant l’orientation. Que ce soit après le premier ou le second bilan, les résultats obtenus doivent être notés sur les dossiers médicales de l’élève. En effet, ces résultats sont strictement confidentiels. Hormis les deux bilans réalisés, les équipes de la médecine scolaire doit s’intéresser davantage sur certains élèves en difficultés, plus particulièrement ceux qui sont handicapés, ou atteintes d’une maladie chronique… Les médecins et infirmiers doivent dans ce cas disposer des médicaments et équipements spécifiques en cas de complications.

La médecine scolaire va-t-elle disparaitre ?

Aujourd’hui, on constate que la médecine scolaire commence à s’éteindre de plus en plus. Malgré les missions qui se sont démultipliées et bien évidemment la forte augmentation du nombre d’élèves, le nombre de médecins de l’Education national est actuellement en chute libre. Cette baisse de vacation est juste due à des salaires très bas. En effet cela risque tout simplement de mettre en péril la prévention en santé scolaire. Qui plus est, cette situation peut favoriser davantage l’échec scolaire, les addictions, l’obésité… chez les jeunes.